HARKIS

En France, un cimetière d'enfants harkis oublié depuis 42 ans ressurgit du passé

Dans quelques semaines, un cimetière de fortune situé sur un terrain militaire à Laudun-L'Ardoise, où de nombreux nourrissons ont été enterrés sans sépulture décente entre 1962 et 1964, fera l'objet de fouilles décidées par les autorités, pour retrouver les traces de tombes et tenter de réparer ce pan tragique et méconnu de l'histoire franco-algérienne.

"Ici c'est une tombe... là aussi, les monticules ont refait surface", s'émeut Nadia. Puis elle dépose une peluche sur un tas de terre couvert de pierres. Dessous, la tombe d'un enfant de Harkis, mort dans un camp du sud de la France puis enterré indignement il y 59 ans. Ce cimetière sauvage, récemment débroussaillé, sera bientôt le théâtre de fouilles historiques pour sauver ces enfants de l'oubli.

Dans quelques semaines, ce cimetière de fortune situé sur un terrain militaire, où de nombreux nourrissons ont été enterrés sans sépulture décente entre 1962 et 1964, fera l'objet de fouilles décidées par les autorités, pour retrouver les traces de tombes et tenter de réparer ce pan tragique et méconnu de l'histoire franco-algérienne.

Ce sont des archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) qui effectueront ces fouilles, qui dureront "plusieurs jours", a annoncé à l'AFP la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq.

Mais en ce début février, seul le grondement d'un vent glacé déchire le silence de ce champ et bois de chênes de la localité de Laudun-L'Ardoise (sud), faisant vaciller des peluches accrochées dans les arbres ou posées au sol par des anonymes.

Sur plusieurs dizaines de mètres, des monticules de terre, parfois alignés en rangées - où des pierres ont été disposées pour les marquer, selon le rite musulman - ont émergé de ronces touffues grâce au débroussaillage.

"Ca m'émeut et m'attriste de savoir que ces dépouilles sont ici depuis 59 ans, cachées dans ce passé douloureux... ces enfants sont nos compatriotes et ils ont été oubliés", dit à l'AFP Nadia Ghouafria, 50 ans, fille de Harkis, et dont les parents ont vécu dans l'ancien camp de Harkis voisin de Saint-Maurice-l'Ardoise. "Mais ça me soulage aujourd'hui de voir que ces enfants sont visibles, qu'ils vont retrouver une existence et être réhabilités", ajoute-t-elle.

 

"Faute de la République"

Français musulmans recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962), les Harkis sont, à l'issue de cette guerre, abandonnés par la France.

Environ 90.000 d'entre eux et leurs familles fuient l'Algérie et sont accueillis en France. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont parquées dans des "camps de transit et de reclassement" gérés par l'armée, aux conditions de vie déplorables.

Parmi les personnes décédées dans ces camps, une grande majorité étaient des bébés morts-nés ou des nourrissons, selon le récit de l'historien Abderahmen Moumen et les témoignages de familles révélés par l'AFP en septembre 2020 dans une enquête exclusive fruit de plusieurs mois d'investigation.

L'AFP avait aussi révélé l'existence de ce cimetière sauvage de St-Maurice-l'Ardoise - découvert peu avant dans des archives locales par Nadia - et d'un procès verbal de gendarmerie daté de 1979 compromettant pour les autorités.

Dans plusieurs régions de France, il y a près de 60 ans, des dizaines de ces bébés ont été enterrés sans sépulture décente par leurs proches ou par des militaires, dans les camps ou à proximité, dans des champs. Avec le temps, les cimetières ont disparu sous les herbes folles, et les familles de Harkis, relocalisées dans d'autres régions, ont enfoui au plus profond d'elles mêmes les fantômes de ce passé traumatique.

Entre fin 1962 et 1964, 70 personnes (dont 60 jeunes enfants) décèdent ainsi aux camps de St-Maurice et de Lascours, dont au moins une dizaine de bébés morts-nés à l'infirmerie du camp de St-Maurice où une épidémie de rougeole s'était déclenchée.

Trente-et-une personnes, en grande majorité de très jeunes enfants, sont alors enterrées dans ce champ à Laudun-L'Ardoise, aux abords d'une route peu fréquentée.

"Dans ces camps, la République n'a pas été à la hauteur de ses valeurs", a commenté mardi dans un entretien à l'AFP Geneviève Darrieussecq. "Tout cela doit être dit, connu et reconnu comme une faute de la République".

Elle qualifie le site de St-Maurice-l'Ardoise de "cimetière illégal, de fortune, puisque ce ne sont pas les règles d'inhumation dans notre pays", ajoutant: "c'est une erreur, c'est un manquement" de l'Etat. "Tout cela est tragique et je comprends que le ressenti des familles qui vivaient là, des Harkis, soit très fort par rapport à ces faits".

"Pratiques indignes"

Membre de l'association locale de l'Aracan - qui effectue des recherches sur les lieux de mémoire harkis - Nadia est une lanceuse d'alerte à sa manière. A l'issue de deux ans de démarches auprès des archives locales, elle a découvert en 2019 le dossier du "+cimetière provisoire du camp de St-Maurice l'Ardoise+. Or ce dossier contient un procès verbal de la gendarmerie daté de 1979, aux termes édifiants, qui atteste que les autorités de l'époque connaissaient l'existence de ce cimetière.

Ses auteurs conseillent même de ne "pas trop ébruiter l'affaire qui risquerait d'avoir des rebondissements fâcheux notamment si cela était porté à la connaissance des responsables du mouvement de défense des rapatriés d'Algérie, anciens harkis".

L'Aracan interpelle: pourquoi les autorités, informées en 1979 de l'existence du cimetière alors que les corps ou ossements des enfants auraient encore pu être retrouvés - car aujourd'hui ces chances sont infimes - et remis à leurs familles grâce aux contacts avec les associations, n'ont-elles pas agi ?

Interrogée, la ministre juge que ce "sont des choses qui sont moralement anormales vis-à-vis de ces familles". "Il y a eu là des pratiques indignes". Selon elle, la portée des fouilles c'est notamment "la reconnaissance" et "le chemin vers le pardon qu'a souhaité le président de la République".

Dans un discours qui a fait date, Emmanuel Macron a, le 20 septembre dernier, demandé "pardon" aux Harkis au nom de la France. L'Aracan s'est dite "satisfaite" que des fouilles soient entreprises.

 

Depuis une marche blanche organisée le 14 juillet 2021, plusieurs familles se sont rapprochées de l'association pour savoir si "leur frère, leur soeur, leurs cousins" figuraient sur le registre d'inhumation du cimetière, explique Nadia.

Ces familles "sont en quête de vérité" et de "réponses à leurs questions", pour la "mémoire de leurs parents", souffle-t-elle, avant de contempler les monticules de terre enveloppés de silence.


Journée Hommage aux Harkis 25 septembre 2019


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Départ d'André Azni pour la marche de Bias (47) à Biarritz (64)............
du mercredi 14 Août au samedi 24 Août 2019

Demain mercredi 14 Août 2019

 Départ à 8 h de André Azni de la cité Astor , de Bias (47)

 245 km à parcourir 



Liste des étapes, distances à parcourir :


    • Le 14 Août BIAS - AIGUILLON  (47)  - 34,2 km
    • Le 15 Août AIGUILLON - HOUEILLÈS (47)  - 31,5 km
    • Le 16 Août HOUEILLÈS - SAINT JUSTIN (40)  - 34,2 km
    • Le 17 Août SAINT JUSTIN - MONT DE MARSAN (40)  - 24,8 km
    • Le 18 Août MONT DE MARSAN - TARTAS (40)  - 27,3 km
    • Le 19 Août TARTAS - DAX (40)  - 28,3 km
    • Le 20 Août DAX - SAINT VINCENT DE TYROSSE (40)  - 23,7 km
    • Le 21 Août SAINT VINCENT DE TYROSSE - BAYONNE (64)  - 30,6 km
    • Les 22 et 23 Août REPOS
    • Le 24 Août BAYONNE - BIARRITZ (64)  - 10 km
    • Pour suivre son parcours: clic ici
    • Pour le contacter: 06 13 79 19 50     et    06 84 61 43 64


Pour encourager André

Tous les soirs arrivée ou départ devant la mairie du lieu de l'étape...

communiqué

Toutes les personnes souhaitant nous accompagner ou nous aider pour la logistique sont les bienvenues. Pour avoir de plus amples renseignements veuillez contacter André Azni, Président de l'Association "Les Harkis et leurs amis" et membre du CNLH au 06 13 79 19 50. Venez nombreux nous rejoindre. N'hésitez pas à relayer cette information autour de vous.


 
Au fil des jours photos et articles pour vous.on va encourager André
 

Villeneuve-sur-Lot : une marche vers le G7 de Biarritz pour défendre la cause des harkis

André Asni (premier plan) avec ses soutiens à son départ de Bias. Publié le  par SudOuest.fr.

T. D.

Le président de l’association des Amis des Harkis veut aller manifester à Bayonne pour faire valoir les droits de sa communauté.

Andre Asni s’est mis en marche ce mercredi matin. Comme il l’avait annoncé, le président de l’association Les Amis des Harkis a entamé sa marche pour Biarritz où se déroulera le G7 à partir du 24 août, à raison de 30 km par jour, accompagné par un camion.

"Ce soir, nous serons à Aiguillon où nous installerons comme dans chaque ville étape un bivouac rappelant l’histoire de notre communauté et les engagements pris par l’État qui ne sont pas tenus. D’ailleurs, nous sommes partis du camp de Bias, où le président Macron avait promis de se rendre…" Il a prévu une arrivée à Bayonne le 21 août, où il appelle la communauté harkie à se mobiliser devant la mairie à 14 heures. D ’ici là, un bel effort l’attend. "J’ai la détermination, je sais que j’y arriverai

 

Trois harkis en marche vers le G7 à Biarritz

Le contentieux entre la communauté harkie et le président de la République Emmanuel Macron vient de prendre une nouvelle forme. Pacifique celle-là. Avec le soutien du Comité national de liaison des harkis, du président Boaza Gasmi, le président de l'association «Les harkis et leurs amis» André Azni, Jean-Claude Haouli et Djillali Makour, accompagnés par un véhicule refuge, ont quitté hier, à 9 heures la cité Astor de Bias, sous les encouragements de quelques amis, pour un périple pédestre de 9 jours qui, à raison de 30 km par jour, les conduira à Biarritz où se tiendra le G7. «C'est là l'aboutissement d'un projet longuement mûri, explique André Azni, spécialiste des coups d'éclat. Je me suis fortement mobilisé en faveur de Macron durant la campagne présidentielle. Je l'ai rencontré à sept reprises depuis trois ans. Il nous avait promis de régler nos problèmes, de venir au camp de Bias et de s'exprimer le 5 décembre 2018. En pure perte ! Je ne veux pas croire qu'il ne tiendra pas ses engagements.» Les harkis clament haut et fort qu'ils ne sont pas du tout d'accord avec le rapport établi par le préfet Ceaux qui a eu pour effet de semer la division entre ceux qui ont vécu dans les camps et ceux qui ont grandi dans les villes. «Pour bénéficier des mesurettes préconisées par le président de la République, il faut être passé par un des camps pendant une période d'au moins 90 jours, tonne André Azni. Il y a là une injustice flagrante.que nous dénonçons». Et de poursuivre : «Cette marche a pour but de nous rappeler au bon souvenir d'Emmanuel Macron. Le rencontrerons-nous ? On ne sait pas. Il faudra voir sur place. Mais une chose est sûre, nous ne le lâcherons pas, à Biarritz, ou ailleurs dans d'autres circonstances. Notre objectif est clair : nous exigeons une véritable loi de réparation et l'inscription dans le marbre du génocide des harkis.»

La première des neuf étapes a conduit les trois marcheurs à Aiguillon


La Dépêche Lucien Mercier


 
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Arrivée AIguillon
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 JEUDI 15 AOÛT
Le départ a eu lieu à 6h du matin  à la fraîcheur  et l'arrivée 13H30 à Houeillès .
 
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ARRIVEE SAINT JUSTIN
 
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MONT DE MARSAN Reçus par directeur du cabinet du Préfet
 
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ARRIVEE A TARTAS 28 KM

En marche vers le G7 à Biarritz

Partis de Bias (lot et Garonne le 14 août dernier, André Azni et son camarade Djillali Makhout, Président de l’association les Harkis et leurs Amis sont en train de rallier, à pieds, le G7 à Biarritz afin de remettre un courrier au Président Emmanuel Macron, pour le sensibiliser sur le sort de ces « Parias » de la guerre d’Algérie, qui avaient choisi le camp français au terme de la cinquième étape de leur périple et après avoir parcouru 150kms sous un soleil de plomb, suivis par un fourgon, les marcheurs sont arrivés à Tartas dimanche, enfin de matinée. »vu que l’on nous a interdit emprunter la deux fois deux voies, en venant de Mont de Marsan, nous avons été obligés de faire un crochet par saint Sever, ce qui a allongé notre parcours », regrettait André Azni .Celui-ci, âgé de 53 ans nous a confié être né, selon ses propres termes « dans le camp de concentration de Bias.


SENSIBILISATION :


« Nous allons profiter de la présence de milliers de journalistes pour les sensibiliser à notre cause. Nous ne sommes pas violents mais déterminés. » A Tartas, il a retrouvé son contact, Jeanne Nourry ancienne enseignante et conseillère municipale et, elle-même, ancienne pieds noirs », avec laquelle André, Makhout et Paul- Le camarade qui le suit à bord d’un fourgon- ont diné au bien nommé restaurant de la Paix chez Christian Magne à l’invitation de la Tarusate. Apposées sur ledit fourgon, des affiches rappellent l’histoire de leur communauté et les engagements pris par l’Etat qui ne sont très partiellement tenus. Ils sont repartis de Tartas hier matin, à 7 heures, après avoir campés au bord du lac d’Ous pins et prévoient d’arriver à Bayonne demain, où ils espèrent que la communauté harki se mobilisera devant la mairie à 14H, avant d’entamer la dernière ligne droite vers Biarritz. Guy Bop.


Qui sont les Harkis ?


Ce sont les grands oubliés de l’Armée Française exterminés à partir du 19 mars 1962, pour avoir défendu la France en 1914-1918, en 1939-1945, et en Algérie. Ce sont des Arabes, comme on les appelait alors. On ne leur imposait pas encore une étiquette religieuse. Les Arabes et les Berbères avaient le droit d’avoir une autre religion que l’Islam. Ce qui est maintenant condamnable, ils sont obligatoirement musulmans.


 

INFOS HARKIS

  Aujourd’hui, les marcheurs sont arrivés à Tartas.


  • André Azni : «  Enfin, nous avons fait la moitie du chemin !....».

  •  Nous avons été reçus par le directeur de cabinet du préfet des landes, à qui nous avons remis les doléances.


-    Le jour le plus important: C' est le samedi 24 août,où nous devons remettre un courrier à Emmanuel Macron.  je vous demande à tous de venir au point de rdv qui a lieu à Bayonne le samedi matin 10h devant la mairie,  pour remettre tous ensemble  ce courrier au Président de la République. 



Pr    AZNI André Président de l association des harkis et de leurs amis, et membre du CNLH


19 Août Arrivée à Dax
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20 AOUT DAX POUR L'ARRIVEE à ST VINCENT DE TYROSSE
 
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ARRIVEE A SAINT VINCENT DE TYROSSE
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21 AOUT SAINT VINCENT DE TYROSSE à BAYONNE
 
 

Les harkis refoulés du G7 de Biarritz

Voilà deux jours, les trois représentants de l'association «Les Harkis et leurs amis» ont bouclé le périple pédestre qui les a conduits à Biarritz où demain va débuté le G7. Un périple éprouvant pour le président André Azni et ses deux accompagnateurs mais heureux d'avoir accompli leur mission.

 

Une heure au commissariat


«Dès notre arrivée avec nos banderoles largement déployées nous avons été contrôlés et refoulés avec beaucoup d'égards, indique André d'une voix calme. Une situation à laquelle nous nous attendions. Nous avons été contraints de nous replier sur Bayonne. Au moindre déplacement, nous devons montrer patte blanche. Six contrôles en tout à ce jour.» Une fois cependant, les choses sont allées plus loin : «On nous a arrêtés et gardés pendant une heure au commissariat de police de Biarritz. Les policiers ont pointé du doigt nos banderoles et se sont renseignés auprès de la préfecture pour voir si nous avions bien l'autorisation de manifester. Et comme nous étions en règle…»

Un fait a choqué les trois harkis au moment de leur interpellation :une policière a jeté au sol leur drapeau français ; André s'est offusqué de cet acte «commis par quelqu'un qui est censé servir la cause nationale.» La même policière l'a ramassé sous l'œil de la caméra d'un média national. Samedi matin, des harkis du Lot-et-Garonne et du Vaucluse se joindront à André, Jean-Claude, Djillali, et à leurs amis des Landes et des Pyrénées-Atlantiques pour remettre leur lettre de revendications à un conseiller de Macron. Après quoi, ce sera le retour à Bias.

 

     

                                                                                                                                                                      De notre correspondant local, Lucien Mercier


G7 : UNE INTERPELLATION POLICIÈRE MUSCLÉE À BIARRITZ FAIT POLÉMIQUE

A Biarritz, les forces de l'ordre sont plus que jamais sur les nerfs alors que doit s'ouvrir samedi un sommet du G7 sous haute sécurité, les «anti» étant bien décidés à faire entendre leurs revendications lors de ce rendez-vous sur les grands enjeux du monde. La preuve des tensions avec cette vidéo d'une interpellation policière qui fait polémique.

La scène intervient dans le cadre d'un reportage de France Info "clic sur le lien en rouge" suivant le quotidien de Romain et Sabine, deux agents venus de Bretagne et mobilisés spécialement pour l'événement, tout comme 13.200 gendarmes et policiers issus des quatre coins de l'Hexagone. Au commissariat de la cité balnéaire, un appel de riverains alerte sur la présence a priori suspecte d'une camionnette portant des «inscriptions anti-G7 apparemment en référence à des camps de concentration, mais pour l'instant on n'en sait pas plus», explique Romain. Après vérification dans les fichiers de la police, il s'avère que le conducteur du véhicule est «en défaut de permis» et n'a donc «pas le droit de conduire.

Le fourgon passant alors devant le commissariat, les policiers décident de l'arrêter. C'est là que survient la séquence controversée, repérée par un internaute et relayée par le journaliste David Dufresne, spécialiste des violences policières. Elle montre un des agents dégainer son arme, braquer le conducteur du véhicule et exiger de lui qu'il mette «les mains sur le volant». Et ce, quand bien même il ne semble pas y avoir de danger. L'homme s'exécutant, le policier finit par ranger son arme. Tandis que l'homme est fouillé au corps puis menotté, on peut lire les affiches collées sur sa camionnette : «L'Etat français nous a mis dans des camps de concentration 'Bias'» et «Où sont la grandeur et l'honneur de la France, monsieur Macron ?»

«ON A FAIT CE QU'ON AVAIT À FAIRE»

Interpellés, le conducteur et son passager, qui se disent «non-violents», sont amenés au commissariat. Si les forces de l'ordre jugent les affiches «choquantes» («ce n'est pas le moment d'utiliser des termes aussi forts», selon Romain), celui qui se présente comme le président d'un comité pour les harkis explique justement profiter du G7 pour se faire entendre : «Si on ne le fait pas aujourd'hui, quand est-ce qu'on va le faire ?»

«Vous êtes peut-être choqué, mais actuellement on prend le maximum de précautions [...] Une fois que j'ai vu que monsieur avait mis ses mains en l'air, j'ai rangé mon arme», se défend le policier pour tenter de justifier son intervention musclée. «On nous demande d'être vigilants. On est là pour la sécurité des personnes et des biens. On a fait ce qu'on avait à faire», renchérit sa collègue.

 

QUATRE DES REPRESENTANTS ASSOCIATIFS ONT ÉTÉ REÇUS PAR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA SOUS PRÉFECTURE DE BAYONNE, POUR REMETTRE UN COURRIER A L ATTENTION DE MONSIEUR MACRON


Suite à la Video reportage du G7

L Association Les Harkis et leurs amis dont l'attitude des membres qui se sont conformés au droit ne saurait être mise en cause appelle au respect de la loi et du droit dans un esprit républicain conformément a la Constitution française. La communauté Harkie offensée et la France outragée méritent ensemble que la vérité soit faite sur cette affaire. Le Ministre de l Intérieur, et le Procureur de la République, doivent impérativement se saisir de cette affaire, il en va de l'ordre public. Les éléments de preuve enregistrés par le journaliste doivent être saisis. Ces preuves démontrent que ni le droit ni la morale n'ont été respectés et que le drapeau a été outragé par une Policière, de la même manière que les sifflets du stade de France du 11 Mai 2002 ont outragé la Patrie, suscitant l indignation totale des Françaises, des Français. Outre la vidéo publique démontre la volonté de mise en scène du Policier arme au poing pour un contrôle qu’ il justifie par une information de camionnette suspecte alors que nous avons été contrôlés 6 fois et que nous étions munis de toutes les autorisations nécessaires, et qu’ il ne pouvait pas l’ignorer à moins de n avoir pas respecté le protocole d intervention régi par le Code et les textes. L'IGPN doit faire toute la lumière sur ce fait précis. Vive la République, vive la France, vivent les Harkis.


 
Lettre à Macron
 
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Journée des Harkis 25 septembre 2019

Le 25 septembre à 11 heures au camp de Bias commémoration et dépôts de gerbes.Venez Nombreux!...
Un verre de l'Amitié clôturera la matinée
 
Que symbolise la date du 19 mars 1962? Le 19 mars 1962 est le jour de la publication des accords d’Evian entre la France et le FLN algérien pour un cessezle-feu en Algérie. La France s’est engagée à se retirer d’Algérie et le FLN s’est engagé à protéger les civils européens et les Harkis sur son territoire
 
Un peu d’Histoire De Gaulle, l'Echo d'Alger du 24 octobre 1958 "Quelle hécatombe connaîtrait l'Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner" De Gaulle au Général Bigeard le 27 août 1959 "Moi vivant, jamais le drapeau FLN ne flottera sur l'Algérie"
Cessez-le-feu unilatéral de la France qui a décidé et signé sa défaite. Après 7 jours, le 26 mars à Alger, rue d’Isly, l’armée Française ouvre-le-feu sur la population dont le seul crime est de vouloir rester Français. En Avril 1962, on dénombre 32 attentats du FLN, le 17 avril commencent officiellement les enlèvements d’Européens, et le 14 mai le FLN rompt officiellement le cessez le feu… Le 5 juillet 1962. Oran connait sa ''Saint Barthélemy'' Une chasse à l'Européen commence dès 11 heures du matin, dans toute la ville. On tue au revolver, à la mitraillette, on égorge, on mutile. De longs cortèges d'Européens sont conduits vers le Petit Lac où ils sont exécutés par une foule en délire. En quelques heures, près de 700 personnes sont tuées sans que l'armée française forte de 18 000 hommes n'intervienne, suivant les consignes du pouvoir à Paris. Il faudra qu'un jour la France et l'Algérie répondent de ce massacre, et que l'Algérie accepte d'ouvrir le charnier, ce qu’elle refuse toujours.
 
Les Harkis dans l’Histoire, suite au 19 mars 1962 Au lendemain du 19 mars, les 70 000 supplétifs de l'armée française dont 43 000 Harkis, soldats qui ont cru en la parole de la France, et se sont battus pour elle… Ils sont désarmés et leurs unités dissoutes. Des traîtres aux yeux du FLN… 150 000 égorgés avec femmes et enfants (B. Moinet). D'anciens officiers des sections administratives spécialisées (SAS) tentent de les exfiltrer discrètement en métropole. Le 12 mai, le ministre des Armées, Pierre Messmer, commande une enquête sur les départs clandestins de Harkis, réclamant des sanctions pour les officiers qui les ont organisées. Le même jour, le ministre des Affaires algériennes, Louis Joxe, adresse à Christian Fouchet, haut-commissaire de la République en Algérie, une note sévère l'informant que "les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement seront en principe renvoyés en Algérie". De Gaulle confirme cette décision le 23 mai, Louis Joxe l'explique au Conseil des ministres le lendemain : "Les Harkis veulent partir en masse. Il faut combattre une infiltration qui, sous prétexte de bienfaisance, aurait pour effet de nous faire accueillir des éléments indésirables". Une grande partie des survivants arrivés en France ont été concentrés dans des camps fermés et gardés. Ils avaient acquis la nationalité française au prix de leur sang! Leurs souffrances physiques, matérielles et morales sont le fruit d’une trahison, de l’indifférence et de l’ingratitude (C. Brière) Il faudra bien qu’un jour les signataires de ce génocide soient jugés.

 
Le FLN en France au lendemain du 19 mars 1962 Roger Frey "Les Algériens entretiennent en France une police, une magistrature, une diplomatie parallèles. Les dirigeants du FLN ont la volonté d’établir un véritable droit d’exterritorialité. Tout contrôle que nous faisons serait, selon eux, contraire aux accords d’Evian. Tout café musulman est à leurs yeux une partie intégrante du territoire algérien
Si nous procédons à l’interpellation d’un suspect, aussitôt deux à trois cents manifestants se réunissent pour demander sa remise en liberté au nom des accords d’Evian. Si un musulman est arrêté pour port d’arme, il explique : je suis un diplomate, j’appartiens au Quai d’Orsay du FLN" Pour eux, la France est un territoire conquis, ils ont gagné la guerre … Pendant que la France se flagelle dans la culpabilité et la repentance, alors qu’elle a construit l’Algérie, créé sa richesse, trouvé du pétrole, etc...
 Ben Bella au congrès du FLN à Tripoli "Il faut éradiquer tout ce qui reste de la présence française en Algérie"
 Hocine Aït Ahmed en 1989 (un des principaux dirigeants du FLN) "Il y a eu envers les pieds noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens" le Figaro.
 
Les Pieds-noirs et le 19 mars 1962 Albert Camus "A lire une certaine presse, il semblerait vraiment que l'Algérie soit peuplée d'un million de colons à cravache et à cigare, montés sur Cadillac" Les Pieds-noirs et moi-même dans notre besoin de survie, de s’intégrer, de vous épargner la haine… nous nous sommes fondus dans le paysage... en vous faisant un silence sur notre passé, nos morts et ceux qui n'ont pas eu la chance de survivre aux massacres... Cette date du 19 mars nous ramène à chaque fois que nous la voyons sur une plaque à la fin honteuse de la guerre d'Algérie que la France a perdu au prix de nombreuses de ses vies et d'un exode sans précédent dans son Histoire. Personnellement, je ne pourrais jamais habiter une rue portant ce nom!
 
Le 19 mars 1962 symbolise: 

 • Une traîtrise de De Gaulle,
 • Une honte pour la France et son Armée,obligée d’abandonner le terrain et de sacrifier ses alliés.
 • La livraison de l’Algérie aux terroristes tueurs du FLN.
 • Le début des massacres dans des conditions insupportables 
 • Dire que c’est le jour du cessez-le-feu est une ignominie.
 • Dire que c’est la fin de la guerre est nier l’évidence
 • Quand les historiens seront dépolitisés, l’Histoire révélera sa Vérité.
 
 

 


Si  t'as pris la valise et parfois le cercueil
Et  que tu marches droit malgré tous ces écueils,
Dans les plis du  drapeau si t'as séché tes larmes
Et  que vaincu mais fier t'as déposé les armes, 
Si  tu regardes devant sans oublier l'histoire
Et  que de tes racines tu gardes la mémoire, 
Si  la vue d'une orange te transporte vers ailleurs 
Où  la vie était douce et pleine de chaleur,
Si  tous ces morts pour rien hantent encore tes  nuits
Et  que parfois tu hurles pour pas qu'on les  oublie,
Si  tu penses à tes pères qui traçaient les sillons
Et  arrosaient la graine de leur transpiration,
Si  le soleil a fuit mais qu'il est dans tes yeux
Et  transforme ta voix en accent merveilleux,
Alors redresse toi  tu peux en être fier
Maintenant j'en suis  sûr, t'es un pied-noir mon frère

de Mancho René
 

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